Avril 28, 2021
Par Rennes Info
378 visites


Bonsoir, bonjour,

1er mai en ligne de mire !

Voici ce que Rudolph Rocker avait à nous en dire, en… 1936, dans le
style qui est le sien mais dont les objectifs sont toujours d’actualité
 :

Extrait : ” Le Premier Mai doit être un symbole de la solidarité
internationale, d’une solidarité non limitée aux cadres de l’État
national qui correspond toujours aux intérêts des minorités privilégiées
du pays. Entre les millions de salariés qui supportent le joug de
l’esclavage, il existe une unité d’intérêts, quelle que soit la langue
qu’ils parlent et la bannière sous laquelle ils sont nés. Mais entre les
exploiteurs et les exploités d’un même pays, il existe une guerre
ininterrompue qui ne peut être solutionnée par aucun principe d’autorité
et qui prend ses racines dans les intérêts contradictoires des diverses
classes.« (…) »Tant que les travailleurs seront disposés à produire les
instruments de mort violente et du massacre des masses, la « soif de
sang » des peuples ne disparaîtra pas ; pour les esclaves qui forgent
eux-mêmes leurs chaînes, la libération n’arrivera jamais.”

LES RENDEZ-VOUS (à notre connaissance) dans le MORBIHAN :


VANNES – 1er mai, Fête internationale des Travailleuses et des
Travailleurs
Rendez-vous 10h30 sur le Port

Ce rassemblement sera l’occasion d’entendre des prises de paroles des
différents secteurs d’activité (Santé, Spectacle, Éducation, entreprises
locales, Transports…), des informations sur la casse de l’Assurance
chômage, sur la Loi de « Sécurité globale »…

Ce sera aussi l’occasion d’écouter et de chanter notre révolte.

Une manifestation sur la préfecture est envisageable.

Appel syndical


“HENNEBONT – 1er mai, agissons pour un monde juste, solidaire et
durable. 10h devant la mairie. Appel intersyndical et inter orgas

11h30 Parc de Kervihan : Débat “La filière automobile en lien avec les
enjeux environnementaux et sociaux« par la CGT Fonderie de Bretagne »

Depuis ce mardi 27 avril, les salarié.e.s de la Fonderie de Bretagne
bloquent l’usine de Caudan et ont invité la Direction à y rester…
dormir.
Solidarité avec ces travailleurs et travailleuses qui luttent !


Rappelons que la Fonderie de Bretagne de Caudan est en quelque sorte la
suite des Forges d’Hennebont. Selon un article documenté du Télégramme,
il y eut des grèves insurrectionnelles, notamment à Lorient en 1903 :
“Au début du XXe siècle, les Forges d’Hennebont, un établissement
produisant du fer-blanc pour les conserveries, deviennent l’un des
centres de l’anarcho-syndicalisme en France.”
https://www.letelegramme.fr/histoir…

D’ailleurs, dans les années 1910, le secrétaire adjoint de l’Union
départementale de la Cgt, François Le Levé, était aussi militant
anarchiste. https://maitron.fr/spip.php?article…


En avril et mai 2021, à Nîmes, un cycle de trois conférences-débats en
visio est organisé sur les thèmes suivants :

– Rojava (captation vidéo du 15 avril et informations
complémentaires) : http://ezln30.revolublog.com/rojava…

– Chiapas et Zapatisme (29 avril à 19 h)
http://ezln30.revolublog.com/

– L’autogestion, utopie concrète (05 mai)
http://ezln30.revolublog.com/

A noter que les 3 visios se déroulent sur les serveurs de Globenet et
sur des logiciels libres, hors des GAFA, donc.


Texte du groupe René Lochu en 2017 :

“Journée internationale des travailleurs et des travailleuses

Un rappel historique

La fête internationale tire son origine des combats du mouvement ouvrier
pour obtenir la journée de huit heures.

Aux Etats-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats
américains souhaitent imposer aux patrons une limitation de la journée
de travail à huit heures. Ils choisissent de lancer leur action le 1er
mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là
leur année comptable et parce que les contrats ont leur terme à cette
date. La grève du 1er mai 1886, impulsée par les anarchistes, est
largement suivie.

A Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai,
une manifestation fait trois morts parmi les grévistes. Le lendemain, a
lieu une marche de protestation et tandis que la manifestation se
disperse, une bombe est jetée. Elle fait un mort dans les rangs de la
police. Dans la cohue qui s’ensuit, des dizaines de manifestantEs sont
blesséEs, certainEs sont tuéE ainsi que des policiers. La justice s’abat
sur les militants les plus en vue. Cinq syndicalistes anarchistes sont
condamnés à mort ; quatre seront pendus, le dernier s’étant suicidé dans
sa cellule. Trois autres sont condamnés à perpétuité.

Le congrès international socialiste de 1889 fait du 1er mai une journée
de revendications pour les travailleurs et travailleuses du monde
entier.

En 1893, Le gouverneur de l’Illinois gracie les trois syndicalistes
encore détenus, en raison de la fragilité de l’enquête et du processus
judiciaire.

En 1941 en France, Pétain déclare le 1er mai « fête du travail et de la
concorde sociale » donnant un apparence d’union d’intérêts entre les
ouvrierEs et les patronNEs.

En 1947, le 1er mai est officialisé « Fête du Travail » et est
désormais « chômé » et payé.

Depuis une vingtaine d’années, les enfants de Pétain en sont à fêter
Jeanne d’Arc dans une grand-messe nationaliste aux relents xénophobes…

Mais, un peu partout dans le monde, le premier mai reste le symbole de
la lutte des travailleurs et des travailleuses pour une amélioration de
leurs conditions de travail.

Pour nous anarchistes…

… la journée du 1er mai représente à la fois cela et beaucoup plus. Elle
représente l’espoir que les êtres humains prennent en main leur destin
et ne s’aliènent pas à un quelconque chef de parti qui leur dictera leur
conduite ; l’espoir de l’abolition du salariat, du patronat et de
l’actionnariat, la socialisation des moyens de production en fonction de
critères sociaux et écologiques.

En cette période électorale, nous espérons que les travailleurs et les
travailleuses plutôt que de se diviser pour élire leurs champions ou
championnes respectifs devraient s’unir pour lutter contre la minorité
de possédantEs et de dirigeantEs qui les oppriment. Ce n’est pas d’en
haut que fleurira notre salut, c’est d’en bas que doit venir la force
qui brisera nos chaines.

Rompons l’isolement, organisons-nous, reprenons la parole, occupons
l’espace comme bon nous semble pour une société autogérée : sans
classes, sans Etat, sans patriarcat et sans discriminations.

Reprenons des propos de Wilhelm Reich :

« Dis leur que tu n’as pas le temps de faire la guerre, que tu as mieux
à faire ! Réserve, près de chaque ville de la terre, une enceinte
entourée de murs, derrière lesquels les diplomates et les maréchaux
n’ont qu’à s’entretuer à coups de revolver ! Voilà ce que tu devrais
faire, si tu étais disposé à ne plus crier « heil », si tu cessais de
penser que tu n’as pas d’opinion personnelle. »

Travailleurs et travailleuses unissons-nous pour abolir cette société
capitaliste qui nous opprime. Gérons nous nous-mêmes pour un avenir où
les êtres vivants seront véritablement égaux.”


Sur les origines anarchistes du 1er mai, écoutez cette émission de
France Inter (56 min) :
https://www.franceinter.fr/emission…

L’HISTOIRE DU 1ER MAI – Extrait du film Howard Zinn, une histoire
populaire américaine (6 min 54 sec) : https://vimeo.com/125454789


@narchas salutations

Groupe Lochu




Source: Rennes-info.org