Avril 26, 2022
Par Dijoncter
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OĂč il est question des 5 ans qui viennent de s’écouler, et de celles Ă  venir.

Dijoncter est accueilli sur les ondes de radio campus tous les mardis matins.

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Chronique Dijoncter #52 5 ans

Mardi 26 avril 2022

Chronique pour Radio Campus Dijon

Pour aller plus loin :

Texte de la chronique

Ce dimanche le faux-suspense est retombĂ©. Comme prĂ©vu depuis 5 ans, Macron est parvenu Ă  se faire rĂ©Ă©lire en choisissant habilement son adversaire au second tour. C’est donc reparti pour 5 ans de violences sociales, de violences policiĂšres, de nĂ©gation du sexisme et du racisme institutionnel.

Cinq ans, donc si on en croit le rapport du GIEC, deux ans de trop pour pouvoir renverser la vapeur du changement climatique. Cinq ans de prolongement de la catastrophe, pour en Ă©viter une encore pire : l’avĂšnement d’un pouvoir nĂ©o-fasciste dans une des principales puissances Ă©conomiques et militaires de la planĂšte.

Cette rĂ©Ă©lection elle intervient aprĂšs cinq annĂ©es qui ont vu le renouvellement des luttes Ă©cologistes, avec les grĂšves pour le climat ou l’apparition de nouveaux collectifs comme extinction rebellion ou les soulĂšvements de la terre.

Cinq ans au dĂ©but desquels le mouvement #MeToo a Ă©tĂ© Ă  l’origine d’une dĂ©ferlante fĂ©ministe mondiale et a rendu les questions de genre et de sexisme incontournables. Aujourd’hui mĂȘme les pires crapules fascistes sont obligĂ©es de faire semblant de se prĂ©occuper de fĂ©minisme.

Cinq ans qui, du meurtre d’Adama TraorĂ© au mouvement Black Lives Matter, ont vu la mĂ©tamorphose de l’antiracisme, avec l’avĂšnement d’un antiracisme politique et plus seulement moral, qui va chercher le racisme dans ses manifestations institutionnelles, et qui remet au centre du jeu les premiers et premiĂšres concerné·es.

Cinq ans de luttes sociales sans concessions, entre les grĂšves et mobilisations Ă©tudiantes et cheminotes au printemps 2018, les mobilisations sans relache des personnels soignants, avec pour point d’orgue un mouvement de grĂšve historique contre la rĂ©forme des retraites Ă  l’hiver 2019.

Cinq ans pendant lesquels le mouvement des gilets jaunes a fait redescendre des pans entier de la sociĂ©tĂ© dans la rue, et a amenĂ© la conflictualitĂ© jusqu’au coeur des beaux quartiers.

Cinq ans enfin, pendant lesquels l’autoritarisme et les violences d’État ont Ă©tĂ© remis en cause dans la rue, dans les manifestations contre les violences policiĂšres, contre la loi sĂ©curitĂ© globale, ou contre le passe sanitaire.

Si ces luttes sont loin d’avoir toutes abouti Ă  des victoires, elles ont pourtant formĂ© une sĂ©quence de lutte comme on n’en avait pas vu depuis des dĂ©cennies. Elles ont ramenĂ© de nouveaux sujet de lutte sur le devant de la scĂšne, elles ont politisĂ© de nouvelles gĂ©nĂ©rations, et en ont repolitisĂ© d’autres plus anciennes. Et comme il n’y a guĂšre de raison de se satisfaire de la situation actuelle, elles sont la promesse de cinq nouvelles annĂ©es de luttes sans trĂšve, de celles qui changent la vie, et qui, parfois, renversent la table.

Le temps des prĂ©sidentielles est passĂ©, le plan de Macron a fonctionnĂ©. Le 1er acte de ce nouveau quinquennat de lutte commence le 1er mai.

Rendez-vous ce dimanche Ă  10h30, place Wilson, pour montrer Ă  Macron que cette Ă©lection ne lui apporte aucune lĂ©gitimitĂ©, qu’on ne laissera pas dĂ©truire le systĂšme de retraites, le RSA, la planĂšte, et nos vies.




Source: Dijoncter.info