Septembre 2, 2016
Par Rebellyon
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Il est déplorable que les services de l’inspection d’académie aient attendu la fin du premier jour de rentrée et une journée de grève qui a empêché les élèves d’effectuer une rentrée correcte avant d’accepter de nous recevoir, et il est encore plus déplorable que M. Bidet veuille faire payer les mobilisations des années passées.

Contrairement à ce que celui-ci affirme les personnels ne demandent rien de plus. En effet, les années précédentes les effectifs étaient bloqués à 24 dans toutes les classes. Ils revendiquent seulement de maintenir cet existant, dans le contexte compliqué d’effectifs extrêmement lourds sur le collège (700 élèves) avec une hausse de 8 % encore à cette rentrée et de quasi 65 % sur les 3 dernières années. Cette spécificité d’un sur-effectif global trop élevé a été reconnue par Lyon Métropole (en charge des locaux) et l’IA, et devrait se résorber dans les années à venir avec l’ouverture programmée d’un nouveau collège à la rentrée 2017. Dans l’attente de cette solution, il ne paraît pas disproportionné de limiter les effectifs de classe à 24 élèves. La volonté de blocage de l’IA témoigne d’un profond mépris et d’une indifférence insoutenable envers les élèves de Vaulx-en-Velin et leur famille ainsi qu’envers le travail des professeurs qui n’ont cessé d’alerter sur un probable sur-effectif des classes.

Nous constatons avec écœurement que l’administration veut à tout prix en découdre avec les professeurs du collège Barbusse sous prétexte que nous soyons trop revendicatifs. De même nous constatons avec consternation, la surdité et le mépris d’une administration enfermée dans une logique comptable, accusant d’égoïsme et d’indécence, des professeurs engagé(e)s, prêts à perdre des jours de salaire pour maintenir des conditions d’enseignement permettant la réussite de nos élèves. Car dans les faits cela revient à vouloir casser le travail effectué depuis de nombreuses années au cours desquelles les résultats du brevet sont passés de 45% au début des années 2000 à plus de 80% ces dernières années. Cela est le résultat d’un travail pédagogique suivi et d’une attention portée par les personnels à ce que les conditions d’apprentissage restent acceptables dans le secteur de l’éducation prioritaire.

Le nombre de 24 élèves par classe est déjà très élevé si on souhaite maintenir un travail de qualité, pratiquer une pédagogie différenciée telle qu’elle est préconisée dans la nouvelle réforme du

collège et inclure dignement des élèves d’ULIS et de SEGPA en 6ème ordinaire en sachant que dans certaines académies le seuil est de 23 élèves par classe dans un établissement REP+. Nous sommes de plus contraints par un manque d’espace : toutes les salles de sciences et la majorité des autres salles ne disposent que de 24 places.

Dans le contexte actuel de la réforme du collège, qui prive nos élèves de différents dispositifs d’aide et de remédiation qui ont été construits au cours des années passées, il est d’autant moins acceptable d’augmenter les effectifs par classe.

Une nouvelle conférence de presse aura lieu vendredi à 12h




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