Mars 27, 2021
Par CNT
315 visites


À initiative de la CNT Moselle, de l’UCL Metz et de la FA Metz, un rassemblement revendicatif aura lieu dimanche 28 mars Ă  14h derriĂšre la patinoire de Metz. Comme les multiples initiatives un peu partout dans le pays, ce rendez-vous sera l’occasion de rendre un hommage Ă  la Commune de Paris de 1871 qui marque jusqu’à aujourd’hui, chaque gĂ©nĂ©ration de militant.e.s politiques et syndicaux de par le monde.

  • Il y a 150 ans, en 1871, Ă  Paris, une formidable aventure, socialiste, fĂ©ministe, communiste, libertaire et anarchiste est Ă  son apogĂ©e.
  • Il y a 150 ans, des femmes et des hommes proclament la rĂ©publique sociale et adoptent le drapeau rouge comme emblĂšme.
  • Il y a 150 ans, dĂ©marre un formidable modĂšle pour de nombreux mouvements internationaux comme les rĂ©volutionnaires mexicains, ukrainiens, russes et espagnoles…
  • Il y a 150 ans, la guerre contre la Prusse se termine par le siĂšge de Paris prĂ©carisant la grande majoritĂ© de la population. La Commune proclame alors sa premiĂšre mesure sociale en supprimant le paiement de 8 mois de loyer, les logements vacants sont investis, des pensions sont versĂ©es pour les blessĂ©.e.s, les veuves et les orphelin.e.s.
  • il y a 150 ans, aprĂšs la rĂ©volte du 18 mars dans tout Paris est placardĂ© : « C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clĂ©rical, du militarisme, de l’exploitation, des privilĂšges… auxquels le prolĂ©tariat doit son servage : la patrie, ses malheurs et ses dĂ©sastres. Â».
  • Il y a 150 ans, pour Ă©lire ses reprĂ©sentants dans des mandats impĂ©ratifs, la Commune conseille : « Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mĂȘmes maux Â».
  • Il y a 150 ans, avec 24 annĂ©es d’avance, la Commune proclame la sĂ©paration de l’Église et de l’État et instaure des Ă©tudes et des formations laĂŻcisĂ©es.
  • Il y a 150 ans, pour palier aux besoins alimentaires de la population parisienne, des cantines populaires font leur apparition comme « les cantines de Varlin Â». dont l’Histoire aura retenue cette citation :
  • « Tant qu’un homme pourra mourir de faim Ă  la porte d’un palais oĂč tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines. Â»
  • l y a 150 ans, se dĂ©veloppe l’un des premiers mouvement de masse Ɠuvrant pour l’émancipation des femmes avec, l’Union des femmes pour la dĂ©fense de Paris et les soins aux blessĂ©s rĂ©clamant le droit au travail, le droit de vote et l’égalitĂ© des salaires. Un siĂšcle et demi plus tard aprĂšs Louise Michel, l’égalitĂ© n’est toujours pas un acquis et nous nous battons encore.
  • Il y a 150 ans, la Commune se mue d’une devise si chĂšre Ă  tant d’organisation de par le monde :« l’émancipation des travailleurs par les travailleurs eux-mĂȘmes Â». Les coopĂ©ratives ouvriĂšres rĂ©quisitionnent les ateliers abandonnĂ©s par leurs propriĂ©taires afin de continuer la production.
  • Il y a 150 ans les libertĂ©s individuelles sont sanctuarisĂ©s : libertĂ© de la presse et l’union libre sont proclamĂ©s. Mais surtout La Commune de Paris ouvre la citoyennetĂ© aux Ă©trangers : « ConsidĂ©rant que le drapeau de la commune est celui de la RĂ©publique universelle ; considĂ©rant que toute citĂ© a le droit de donner le titre de citoyen aux Ă©trangers qui la servent. Â» . Nombre de femmes et d’hommes internationaux qui sont prĂ©sent.e.s Ă  Paris ont donnĂ© leur vie pour l’idĂ©al communard.
  • Il y a 150 ans, la Commune nous montra l’exemple que la dĂ©mocratie directe est la seule et l’unique maniĂšre de permettre Ă  chacun.e de devenir acteur et actrice de sa propre vie sous toutes ses formes. Les officiers de la garde nationale sont Ă©lu.e.s par la base des bataillons, les fonctionnaires sont Ă©lu.e.s par les citoyens, les ouvriers Ă©lisent leurs dĂ©lĂ©guĂ©s rĂ©vocables Ă  tous moments.
  • Il y a 150 ans, ces femmes et ces hommes font face Ă  des ennemis qui auront raison d’elles et d’eux. Les nationalistes et les royalistes avec l’armĂ©e prussienne et versaillaise qui toutes deux, main dans la main encerclent Paris et resserrent chaque jour l’étau de la rĂ©volte. Le clĂ©ricalisme trĂšs prĂ©sent dans la sociĂ©tĂ© de l’époque qui n’accepte aucunement l’avĂšnement d’un monde nouveau oĂč il n’aura pas sa place. Enfin le capitalisme, qui ne veut pas d’une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire et qui parie toujours sur les forces conservatrices.

D’hier Ă  aujourd’hui les avancĂ©es sociales de la Commune, qui n’a durĂ© que 72 jours, rĂ©sonnent en nous comme si nous Ă©tions avec les rĂ©voltĂ©.e.s. De par leur courage et leur engagement nous continuerons Ă  propager les idĂ©es de la Commune afin que leur combat ne fĂ»t pas vain. Par ce modeste rendez-vous, nous souhaitons rendre hommage aux idĂ©aux communards et rappeler Ă  tous les puissants du monde entier que l’élan rĂ©volutionnaire des peuples est sur le point de renaĂźtre :
Les mauvais jours finiront quand tou.te.s les pauvres s’y mettront !

CNT MOSELLE

Let’s block ads! (Why?)




Source: Cnt-f.org