Novembre 8, 2021
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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À l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, organisations politiques et syndicales ont travaillé de concert à l’élaboration d’une tribune afin d’assurer un environnement militant sans violence sexiste ni sexuelle. L’Union communiste libertaire était de la partie.

Le 25 novembre est une journée internationale de lutte pour l’élimination de la violence contre les femmes. Cette année et pour la première fois, ce sont plusieurs organisations syndicales et politiques qui se sont réunies pour rédiger une tribune collective. Le milieu militant, chez les libertaires comme chez les socialistes, dans les partis politiques comme dans les syndicats, n’est pas exempt d’agressions sexuelles et sexistes.

Avec le mouvement de libéralisation depuis #Metoo, les militantes ont, elles aussi, rapporté des vécu d’agressions au sein de leurs organisations. Afin de garantir un espace militant sans violences à l’encontre des femmes, les organisations militantes se sont dotées d’outils pour protéger les victimes, écarter et sanctionner les agresseurs. Invitées par la cellule de gestion des violences de la CGT, les mandaté·es des cellules de veille, commissions antipatriarcat, antisexisme ou autre collectif non-mixte des syndicats et partis se sont réunis dès le début de l’été 2021.

Au programme  : échange autour des techniques d’écoute de la parole des victimes et des procédures en cas d’agression sexiste et sexuelle. De l’UCL au PS en passant par le NPA, EELV, Solidaire ou la FSU, les orgas ont répondu présentes afin d’expliquer en détail le fonctionnement de leurs commissions, en non-mixité ou non et leur acceptation auprès de l’ensemble de leurs militant·es.

Jamais autant d’organisations politiques et syndicales ne s’étaient retrouvées pour parler des violences sexuelles rencontrées au sein de leurs structures. Encore une des vertus de la libération de la parole des victimes  : la levée du tabou a conduit les organisations politiques et syndicales à échanger sur leurs pratiques.

Permettre aux femmes de militer

Au fur et à mesure des prises de paroles des intervenant·es trois enjeux majeurs sont apparus l’un des axes primordiaux réside en l’accompagnement à la libération de la parole et à la prise en charge des victimes, en respectant leur temporalité. L’impact des violences sur la santé des femmes nécessite un accompagnement aux soins et à a justice. L’inter-orga contre les violences sexuelles souhaite s’engager contre l’itinérance des agresseurs.

C’est un fait, les agresseurs accusés se déplacent en interne de l’organisation politique ou syndicale, soit d’une organisation ou d’une autre. Cette stratégie des agresseurs leur assure à la fois un nouveau terrain de prédation, d’échapper à la sanction et une continuité de leur impunité. Sans travail commun, difficile pour les cellules de veilles et commissions antisexistes de garantir un environnement sécurisant pour militer.

Enfin l’inter-orga souhaite mettre en place des actions, de prévention et de formation contre les violences sexistes et sexuelles pour établir une culture commune non sexiste dans nos organisations. La violence patriarcale se combat partout, et en premier lieu dans nos organisations.

Ce rassemblement inter-orga, a choisi d’envoyer un message fort et importants aux militantes : la garantie d’un cadre militant sécurisant et d’une vigilance collective féministe.

Lucie (UCL Amiens)




Source: Unioncommunistelibertaire.org