Octobre 5, 2022
Par Rapports De Force
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Dans un message aux élus politiques du 5 octobre, Sébastien Ménesplier, secrétaire général de la fédération nationale des mines et énergie de la CGT (FNME-CGT) alerte. « 4 collègues mis à pieds ont été arrêtés avec perquisition à leur domicile. Ils sont actuellement en garde à vue de 96 heures à la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) de Levallois-Perret. Ils sont traités comme des terroristes. » Ces salariés de RTE sont mis en cause pour avoir « programmé le passage en local de postes électriques ». Une action pourtant fréquente lors des journées de grève dans le secteur des IEG (industries électriques et gazières) et qualifiée par la CGT « d’action symbolique de reprise en main de l’outil de travail ». Quelques mois plus tôt, Moussa Gakou, technicien gazier chez GRDF, était menotté chez lui à l’aube, par 4 policiers, pour avoir coupé le gaz lors des mouvements de grève du 15 et 22 juin dernier. Cette fois les policiers n’appartenaient pas aux services de renseignement mais la pratique, visant à interpeler un gréviste, restait toutefois inédite.

L’interpellation des 4 grévistes de RTE est d’autant plus remarquable qu’elle intervient 24h à peine avant la journée de grève du 6 octobre. En effet, ce jour-là, les fédération CGT, FO, CFDT et CFE-CGC des IEG, qui compte environ 150 entreprises, dont EDF et Engie, pour plus de 160 000 salariés, entrent de nouveau en lutte pour l’augmentation du salaire national de base (SNB). « Les employeurs et les représentants de l’état ne peuvent pas à la fois exiger des agents qu’ils travaillent d’arrache-pied pour assurer le passage de l’hiver et, en même temps, les mépriser en refusant de compenser l’inflation qu’ils subissent ! », rappelle l’interfédérale des industries énergétiques et gazières (IEG) dans un communiqué. Cette journée prolonge une bataille déjà engagée depuis le 2 juin au niveau de la branche.




Source: Rapportsdeforce.fr