LE PRÉFET MET DE NOUVEAU EN DANGER UNE FOULE QUI DANSE EN L’ATTAQUANT

SOUTIEN AU CONDUCTEUR DU CAMION DE SON ARRÊTÉ ET AUX AUTRES INCULPES DE LA JOURNEE !

Malgré la somme d’interdictions préfectorales et le dispositif policier ahurissant qui enserrait la ville depuis 2 jours pour que rien ne se passe, une foule s’est agrégée vers 21h place du Bouffay – à côté d’un balcon depuis lequel jouait une fanfare. Les forces de l’ordre ont d’abord envahi la place dans une ambiance électrique, puis l’ont dégagée sous les insultes. Alors que tout le monde commençait à se mouvoir en ordre dispersé avec de petites enceintes, radios, cris, pétards, masques, un camion passé entre les mailles des innombrables contrôles a surgit comme par magie avec un mur d’enceinte grosse déflagration de son ! La fête-cortège pour la mémoire de steve et contre la police a alors pris corps autour de lui et pris la ville sous les attaques incessantes des forces de l’ordre, avec 2000 personnes, des feux d’artifice, de la danse beaucoup de rage, de joie aussi et des flots de peinture…jusqu’à l’arrestation du conducteur du camion et saisie du véhicule.



Un an après la mort de Steve et tout au long de la soirée, la police sous les ordres du préfet a mis de nouveau en danger la vie d’autrui en gazant et matraquant une foule qui dansait. Le conducteur du camion est actuellement en garde à Vue. Le préfet pourrait vouloir lui faire payer lourdement la transgression à son interdiction absolue de faire la fête pour les 1 an de la mort de Steve. Nous appelons à un soutien large. Voici ci-dessous le communiqué du mouvement free party qui relate ce qui s’est passé.

RÉPRESSION, MAÎTRE MOT DES FORCES DE L’ORDRE CE SOIR

Aux alentours de 21h ce soir de fête de la musique à Nantes, un camion sonorisé s’est joint aux festivités. Les rythmes tekno résonnent joyeusement, la foule est en liesse, l’euphorie est présente après l’hommage à Steve de la journée. Existe-t-il une plus belle manière d’honorer sa mémoire que de défiler dans sa ville en musique ?
Cependant, une fois de plus, l’état policier ne voit pas les choses de cet oeil. Après seulement une dizaine de minutes, la machine répressive se met en place. Les charges policières se succèdent mais le convoi continue malgré les tentatives de le bloquer. Au bout de plusieurs kilomètres de festivités marqués par des tirs de lacrymogènes réguliers et un maintien de l’ordre ultra violent, les forces de l’ordre immobilisent le véhicule. Le conducteur du véhicule est menotté et des participants sont enfermés dans le véhicule. Un agent prend le volant du camion et fonce au commissariat. Les participants sont enfermés dans le camion, ballottés avec violence. Arrivés au commissariat, le conducteur du véhicule est emmené. Depuis, nous n’avons plus de nouvelles. Les participants ont été relâchés. Le camion est confisqué avec le matériel.






Article publié le 22 Juin 2020 sur Zad.nadir.org