Avril 24, 2022
Par Le blog de anars 56
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Au Café de la Pente, à Rochefort-en-Terre (56)

NUCLEAIRE – DE FUKUSHIMA AU PLAN DE « RELANCE »

Discussion, DĂ©bat | dimanche 24 avril — 15:00 |

NUCLEAIRE – DE FUKUSHIMA AU PLAN DE « RELANCE », NOUS NE  NOUS « RÉSILIERONS » PAS !

RENCONTRE-DISCUSSION avec les auteurs d’« Oublier Fukushima » aux Ă©ditions
du bout de la ville, et Thierry Ribault, auteur de « Contre la résilience, à Fukushima et ailleurs »

Organisée par quelques opposants au nucléaire, à la résilience et à leur monde

DĂ©tails :
https://www.lepotcommun.com/programmation/nucleaire-de-fukushima-au-plan-de-relance

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Dimanche 24 avril – LORIENT – 20H Place de la Mairie

Quel que soit le rĂ©sultat de l’élection prĂ©sidentielle du dimanche 24 avril, les travailleurs et les travailleuses devront poursuivre et amplifier les luttes.

Rassemblement initiĂ© par l’Union Syndicale Solidaires 56 Ă  laquelle se joignent diffĂ©rentes organisations, dont le groupe RenĂ© Lochu (sans ĂȘtre cosignataire du communiquĂ©).

Texte du groupe RenĂ© Lochu (“Pas de sauveur”).

En espérant vous y retrouver !

@narchas salutations.

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Il N’EST PAS DE SAUVEUR SUPRÊME

NI DIEU, NI CÉSAR, NI TRIBUN

 

 

Macron et Le Pen sont l’un et l’autre, chacun.e Ă  leur maniĂšre, des candidat.e.s soutenu.e .s par et au service des puissances d’argent. MĂȘme si on ne peut apposer un signe = entre ces deux mĂ©galomanes, Le Pen ayant un rĂ©fĂ©rentiel idĂ©ologique clairement Ă  l’extrĂȘme droite, il n’y a en somme qu’une diffĂ©rence de degrĂ© dans l’oppression qui sera exercĂ©e : chasse aux immigrĂ©.e.s, casse du droit du travail, contrĂŽle policier de la population, criminalisation des Ă©lĂ©ments ÊșsubversifsÊș


 

On nous vend la dĂ©mocratie reprĂ©sentative comme le summum de l’organisation harmonieuse dans les sociĂ©tĂ©s humaines. En France et ailleurs, l’Ă©lu.e a ainsi un mandat dit ÊșreprĂ©sentatifÊș sous prĂ©texte qu’il ou elle saurait ce qu’est l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral au delĂ  des intĂ©rĂȘts particuliers (et notamment les siens). Mais la rĂ©alitĂ© est que nous vivons dans une sociĂ©tĂ© de classes : de riches et de pauvres, d’exploiteurs-euses et d’exploitĂ©.e.s (mĂȘme s’il y a plusieurs niveaux dans l’une et l’autre classe), de dominant.e.s et de dominĂ©.e.s. De fait, l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral dont on nous rabat les oreilles, prĂ©tendument portĂ© par les Ă©lu.e.s, colle singuliĂšrement aux intĂ©rĂȘts privĂ©s de la classe dominante… Le mandat de l’Ă©lu.e est un chĂšque en blanc mais c’est la classe capitaliste qui tient le crayon.

 

Ceux et celles qui tiennent les rĂȘnes du pouvoir ne sont donc pas les politicien.ne.s mais les institutions financiĂšres, les patron.ne.s et actionnaires des grands groupes capitalistes… Leur objectif permanent de croissance et de profit est aussi dĂ©vastateur pour l’environnement.

 

L’État est l’appareil administrateur de la sociĂ©tĂ© de classes. La loi reprĂ©sente le rapport de force entre les diffĂ©rentes composantes antagonistes de la sociĂ©tĂ©. Hors pĂ©riode rĂ©volutionnaire ou de mouvements sociaux, il privilĂ©gie les intĂ©rĂȘts de la bourgeoisie et restreint les droits sociaux. Il est celui qui met en place la surveillance et la rĂ©pression des contestations sociales et Ă©cologistes. La dĂ©mocratie lĂ©galise, d’un cĂŽtĂ©, la privatisation des profits et, de l’autre, la collectivisation des pertes.

 

Finalement, la dĂ©mocratie ÊșreprĂ©sentativeÊș dĂ©tourne l’initiative et l’action directes des classes populaires. Elle les divise selon leurs champions ou leurs championnes respectifs. Les Ă©lections ne servent qu’à canaliser et encadrer la rĂ©volte des exploitĂ©.e.s, des travailleurs et travailleuses.

 

Est-il vrai que, dans l’Histoire, des sans-culottes, des petites gens, des ouvriers et ouvriĂšres, des paysannes et paysans de tout pays, se soient rĂ©voltĂ©.e.s et se soient fait casser la gueule, massacrer, pour avoir le droit de vote tel qu’il est aujourd’hui ?

La rĂ©alitĂ© est diffĂ©rente. Quand des rĂ©voltĂ©.e.s ont rĂ©digĂ© leurs dolĂ©ances, quels que soient l’Ă©poque et le lieu, le ou la reprĂ©sentant.e qu’ils et elles chargeaient de les porter, Ă©tait tenu.e de les dĂ©fendre. Il ou elle portait les revendications, issues des rĂ©flexions et dĂ©bats liĂ©s Ă  la vie quotidienne des individus, sous un joug quelconque, qui cherchaient Ă  s’en Ă©manciper. Les dĂ©libĂ©rations Ă©taient Ă©laborĂ©es par l’ensemble des concernĂ©.e.s. L’Ă©lu.e ou le ou la dĂ©lĂ©guĂ©.e avait un mandat impĂ©ratif et Ă©tait rĂ©vocable.

 

Ce pour quoi nous nous battons n’est pas compatible avec la dĂ©mocratie ÊșbourgeoiseÊș. C’est pourquoi nous voulons mettre Ă  bas l’État, le capitalisme et toutes les formes de domination.

 

CE QUE NOUS VOULONS :

 

L’égalitĂ© ! C’est-Ă -dire le socialisme :

 

Pour mettre fin Ă  la sociĂ©tĂ© de classes, Ă  la division entre ÊșnationauxÊș et ÊșimmigrĂ©.e.sÊș, nous nous mobilisons pour l’expropriation des capitalistes, la prise en main directe par les travailleurs, travailleuses et les usager.e.s, des moyens de production et de distribution. Nous soutenons l’égalitĂ© Ă©conomique et sociale, de l’apprenti.e Ă  l’ingĂ©nieur.e, quelque soit le sexe, quelle que soit la nationalitĂ© ou l’origine de l’individu, quelles que soient ses capacitĂ©s
 Place au banquet de la vie pour chacun.e, pour toutes et tous !

 

La libertĂ© ! C’est-Ă -dire le fĂ©dĂ©ralisme :

 

Le fĂ©dĂ©ralisme libertaire n’est par le fĂ©dĂ©ralisme d’État, pratiquĂ© en Suisse, en Allemagne, aux États-Unis… oĂč seule une minoritĂ© gouverne une majoritĂ©.

Le fĂ©dĂ©ralisme libertaire est, lui, fondĂ© sur la libre association. Il est constituĂ© de structures librement choisies et autogĂ©rĂ©es par les individus, dans le cadre d’une sociĂ©tĂ© Ă©conomiquement socialiste. Il permet la coordination des activitĂ©s humaines, de la commune jusqu’à l’international, selon l’initiative et les besoins de ses composantes.

Pour se coordonner et rĂ©aliser des projets en commun, Ă  partir des dĂ©bats issus de la base, chaque structure choisit ses reprĂ©sentant.e.s Ă©lu.e.s lors des AssemblĂ©es GĂ©nĂ©rales (AssemblĂ©es Populaires), pourvu.e.s alors d’un mandat impĂ©ratif. Les mandatĂ©.e.s sont rĂ©vocables.

Avec le fĂ©dĂ©ralisme libertaire : il n’y a pas d’étranger.e.s sur Terre. Il n’y a plus de frontiĂšres. Aucun ĂȘtre humain n’est illĂ©gal.

 

La dĂ©croissance :

 

Vu l’ampleur des dĂ©gĂąts Ă©cologiques en cours, nous pensons qu’il faut ralentir considĂ©rablement le cycle production-consommation, redĂ©finir les besoins essentiels, mettre fin Ă  l’agro-industrie, reconvertir le secteur de l’armement vers des activitĂ©s civiles soutenables
 etc.

 

Nous voulons nous exprimer sur toutes les affaires qui nous concernent et qui ont un impact sur notre vie… ce que la “reprĂ©sentation nationale” nous confisque !

 

Pour y arriver, nous pensons qu’il faut s’impliquer dans les luttes sociales, syndicales, Ă©cologistes, locales ou de solidaritĂ© internationale, dans des actions directes, des alternatives autogĂ©rĂ©es, mais toujours dans un objectif de transformation radicale de la sociĂ©tĂ©.

 

Groupe libertaire René Lochu




Source: Anars56.over-blog.org