Janvier 5, 2021
Par Paris Luttes
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« Covid-1984 Â», lit-on sur les murs des villes ces temps-ci. « Big Brother Â», « police de la pensĂ©e Â», « novlangue Â» : c’est peu dire que l’Ɠuvre la plus connue de George Orwell, publiĂ©e en 1949, fait rĂ©guliĂšrement parler d’elle, tant l’imaginaire terrifiant qu’elle dĂ©crit est d’une troublante actualitĂ© – Ă  base de surveillance gĂ©nĂ©ralisĂ©e, de post-vĂ©ritĂ© et de saccage des libertĂ©s. Alors qu’une nouvelle Ă©dition sortira chez Agone en janvier prochain, on s’est entretenus avec sa traductrice, Celia Izoard. Elle nous parle de la vivacitĂ© d’une pensĂ©e, des imaginaires qu’elle ouvre et de sa rĂ©cupĂ©ration.

ConsidĂ©rĂ© comme le roman dystopique par excellence, 1984 est Ă©tudiĂ© dĂšs le collĂšge. Mais l’histoire du fonctionnaire Winston Smith, confrontĂ© Ă  un rĂ©gime policier et totalitaire, n’avait jamais fait l’objet d’une nouvelle traduction en français depuis sa parution initiale en 1950. Cette premiĂšre, chez Gallimard, Ă©tait pourtant rĂ©putĂ©e pour ses manques et imprĂ©cisions.

La date d’entrĂ©e de l’Ɠuvre dans le domaine public se rapprochant, la canonique maison d’édition finit par commander une deuxiĂšme traduction, qui paraĂźt en 2018. Mais en parallĂšle, les Ă©ditions indĂ©pendantes Agone ont confiĂ© une autre nouvelle traduction du roman Ă  Celia Izoard. DĂ©jĂ  publiĂ©e au QuĂ©bec en 2019 aux Ă©ditions de la Rue Dorion, cette troisiĂšme version francophone paraĂźtra dans l’Hexagone en janvier 2021. Journaliste, autrice, et traductrice donc, Celia Izoard nous expose les enjeux, parfois politiques, d’une traduction ; et les opinions, parfois mĂ©connues, de l’auteur anglais, socialiste et rĂ©volutionnaire.




Source: Paris-luttes.info