Janvier 2, 2021
Par Monde Nouveau
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En octobre 1906, la Confédération générale du travail réunit son neuvième congrès, forte de près de quatre cent mille adhérents, traversée de multiples courants : guesdiste, allemaniste, anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et réformiste. La C.G.T. va faire le point sur la campagne nationale en faveur des huit heures, sur la propagande antimilitariste, sur le travail aux pièces, sur la départementalisation des bourses du travail, sur les subventions municipales et surtout sur les rapports syndicats-partis politiques. De cette dernière discussion, naîtra le texte intitulé : “La Charte d’Amiens“.

A ce congrès, sont présentes, ce qui fait l’essence de la C.G.T., les deux structures verticale et horizontale. Les fédérations d’industrie ou de métier assurant la solidarité professionnelle et les bourses du travail, lieux de la solidarité interprofessionnelle. Chaque syndicat confédéré devait en principe adhérer à une fédération et à une bourse. D’ailleurs la C.G.T., née en 1895 à Limoges, n’est devenue une organisation puissante et capable d’effrayer le gouvernement et la bourgeoisie que depuis sa fusion complète avec la Fédération des bourses, réalisée au congrès de Montpellier en 1902.




Source: Monde-nouveau.net