Janvier 18, 2022
Par Rebellyon
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Jeudi 20 janvier, la Ville de Lyon organise sa première Nuit de la Solidarité. Des dizaines de bénévoles arpenteront ainsi les rues de Lyon afin d’établir un recensement anonyme des sans-abris qui ont échappé aux radars du 115 et des maraudes. Le même jour, l’école Michel Servet s’apprêtera à vivre cet hiver sa 17e Nuit de la Solidarité.

“Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres.” L’Abbé Pierre

Jeudi 20 janvier, la Ville de Lyon organise sa première Nuit de la Solidarité. Des dizaines de bénévoles arpenteront ainsi les rues de Lyon afin d’établir un recensement anonyme des sans-abris qui ont échappé aux radars du 115 et des maraudes. Le même jour, l’école Michel Servet s’apprêtera à vivre cet hiver sa 17e Nuit de la Solidarité.

Après avoir servi de refuge temporaire à 7 enfants et leurs parents 16 nuits durant au mois de novembre, le gymnase de l’école maternelle sera de nouveau occupé si les autorités n’assument pas leurs responsabilités. Il accueillera cette fois un couple et leurs deux enfants de 3 et 6 ans scolarisés en Petite Section et en CP au sein du groupe scolaire. Jeudi soir, cette famille pourra passer la nuit au chaud dans un contexte de températures nocturnes négatives. Le comité de soutien aura déjà financé une semaine d’hôtel à la famille mais les ressources viennent à manquer. La générosité citoyenne sollicitée à plusieurs reprises cet hiver ne pourra pallier plus longtemps les défaillances des pouvoirs publics en matière de solidarité.

Le sort de cette famille n’est malheureusement pas isolé. Malgré la mise en œuvre par la Ville de Lyon d’un plan « zéro enfant à la rue » début décembre, ce sont actuellement 19 familles qui font face à la rue, 40 écoliers lyonnais qui endurent des conditions de vie indignes incompatibles avec le suivi d’une scolarité. Les écoles Victor Hugo (1er arrdt.), Lucie Aubrac et Alix (2e arrdt.), Paul Bert, Meynis et Charial (3e arrdt.), Audrey Hepburn (9e arrdt.) sont concernées. Au sein de la Métropole, ce chiffre s’élève à 49 familles sans toit (110 enfants) recensées dans les communes de Vaulx-en-Velin, Villeurbanne, Saint-Genis-Laval ou dans le Val de Saône.

Ces situations sont pourtant connues des pouvoirs publics. Les familles appellent le 115 tous les jours. Le collectif Jamais Sans Toit alerte et interpelle très régulièrement les autorités compétentes sur ces situations dramatiques (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration, Maison de la Veille Sociale, élu.e.s d’arrondissement, de la Ville ou de la Métropole).

Jeudi soir, si des solutions institutionnelles ne sont pas apportées d’ici-là, c’est une fois encore un établissement scolaire qui devra servir de refuge à une famille. Car l’École est un lieu éminent de protection. C’est un sanctuaire préservé des violences de la société au sein duquel même les plus faibles peuvent vivre pleinement leur enfance. En espérant que les autorités dont c’est la mission prennent très vite le relais du comité de soutien et apportent une solution pérenne d’hébergement à la famille. Il y a urgence !

Un toit c’est un droit ! Un toit c’est la loi !

Une Soupe Solidaire est organisée jeudi 20 janvier à 19h devant le Lieu Accueil Parents de l’école, 2, rue Alsace-Lorraine Lyon 1er arrdt. (Métro Croix-Paquet)




Source: Rebellyon.info