Alors que les concertations stagnent, que la méthode du gouvernement reste floue et que les espoirs commencent à s’amenuiser à propos des retombées du « Ségur de la santé », et parce que le changement ne pourra venir que du rapport de force et de la mobilisation par le terrain, retrouvons nous à nouveau le 16 Juin sur les pavés et devant les hôpitaux, pour avoir un impact sur les décisions à venir.

Rassemblement devant le CHU pour une prise de parole puis une manifestation partira vers 10h30 du CHU pour aller au Cours Clémenceau !

Après trois mois de mobilisation pour faire face à la crise sanitaire, soignant·es et usager·ères reprendront la rue le 16 juin pour faire valoir leurs revendications. Hôpitaux, EHPAD, services d’aide à domicile, cliniques… La deuxième vague sera blanche !

Avec la crise sanitaire, toutes et tous, salarié·es et usager·ères, avons pris conscience de la nécessité d’un système hospitalier public et solidaire. Et aujourd’hui encore, nos revendications portées depuis plus d’un an apparaissent comme une évidence pour la sécurité de toutes et tous.

TOUS les services, TOUTES et TOUS les professionnel·les, TOUS les établissements, de la santé et du secours, TOUTES et TOUS les usager·ères sont concerné·es.

Nous devons être soudé.es et uni.es. Nous refusons la division et l’opposition entre les salarié.es, en fonction du lieu d’exercice.

La colère gronde dans tout le pays. Le gouvernement annonce un énième plan pour la santé après des années d’austérité budgétaire. Les primes qui nous divisent ne suffiront pas.

La crise sanitaire n’a pas confiné nos revendications et le 16 juin, soyons uni.es dans la rue pour :

  • L’augmentation générale des salaires de 300 euros net pour toutes les professions et tous les établissements et la reconnaissance des qualifications des professionnel.le.s,
  • La prime covid de 1 500 euros pour toutes et tous, public et privé, sans éléments discriminants,
  • L’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits et la réouverture de tous les lits fermés,
  • L’embauche immédiate des personnels nécessaires et un plan de formation adapté à chaque professionnel·le,
  • Le ratio 1 agent.e pour 1 résident.e dans les EHPAD,
  • L’annulation définitive du Copermo du CHU et des plans d’économie en cours dans les établissements,
  • De réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et l’égalité de prise en charge pour la population sur tout le territoire,
  • L’augmentation significative des moyens financiers pour les établissements (ONDAM, et Plan de Financement de la Sécurité Sociale),
  • L’arrêt du pillage de la Sécurité Sociale et son maintien fondé sur le salaire différé,
  • L’arrêt de toutes dérèglementations et maintien du statut de la Fonction Publique Hospitalière et Praticien Hospitalier.