Aujourd’hui tout le monde s’accorde sur la nécessité de préserver les terres agricoles. En avril dernier, lors du Congrès national de la Confédération paysanne à Fondettes, le ministre de l’agriculture déclarait « Nous devons arriver à zéro artificialisation, je veux que ça soit inscrit dans la loi [foncière]  » [1].

Dans ce souci, la plupart des Plans locaux d’urbanisme (PLU) s’attachent actuellement à réduire les surfaces à urbaniser. C’est ce que constate ces derniers temps avec satisfaction la Confédération paysanne à la CDPENAF [2], où sont soumis les documents d’urbanisme du département.

La Communauté de communes Chinon Vienne et Loire, qui élabore actuellement son Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI), affirme avoir aussi cet objectif : elle rappelle en avant-propos que le PLUI vise notamment à « protéger les terres agricoles et naturelles d’une urbanisation ayant des conséquences dommageables pour l’environnement ».

Pourtant, dans le PLUI actuellement soumis à consultation, sur la commune d’Avoine c’est 130 hectares de terres classées « N » (zone naturelle) qui deviendraient « 2AU », c’est-à-dire urbanisables au profit de la centrale nucléaire, sans qu’aucun projet d’aménagement ne soit défini, ce qui est contraire aux pratiques habituelles. De plus, sur cette superficie une douzaine d’hectares de terres AOC Chinon seraient sacrifiés alors que le syndicat des vins comme l’interprofession InterLoire militent activement pour préserver toutes les surfaces en AOC.

La Confédération paysanne interpellera la préfète et appelle les organisations agricoles, viticoles et environnementales, ainsi que les citoyen·nes, à exprimer leur opposition à ce projet en intervenant sur les registres et en interpellant directement le commissaire enquêteur lors de ses permanences.

L’enquête publique concernant ce PLUI est ouverte depuis le 4 novembre jusqu’au 4 décembre. Toutes les informations pour participer à l’enquête publique sont en ligne sur le site de la Communauté de communes.

Illustration : action de la Confédération paysanne en janvier 2019 devant la centrale d’Avoine pour la préservation des terres agricoles.


Article publié le 08 Nov 2019 sur Larotative.info