Mouvement anti-CPE, blocage de la gare de Lyon, le 30 mars 2006. - 244.2 ko
Mouvement anti-CPE, blocage de la gare de Lyon, le 30 mars 2006.

La loi El-Khomri vient consacrer des décennies de régression sociale marquée par l’écrasement des salaires, la restriction croissante des libertés publiques et individuelles, le recul de nos droits élémentaires. Cette dégradation générale de nos conditions de vie, qui se traduira bientôt par la précarité et la pauvreté pour tous, est le principal ressort, avec le saccage de l’environnement naturel et la financiarisation de l’économie, que la classe capitaliste utilise pour renforcer ses profits et sa domination.

La contre-attaque des salariés et des exclus est donc plus que nécessaire mais elle ne se fera pas en recourant aux structures dévolues à les maintenir sous le joug du capitalisme et de l’Etat : Les « partenaires sociaux » négocient l’aménagement de nos défaites ; les « parti politiques » ont épuisé le spectacle politicien jusqu’à être discrédités à tout jamais ; les « espaces citoyens » et autres mouvements « indignés » sont des foires à la contestation conciliatrice qui servent de nouveaux tremplins à la gauche institutionnelle et ses dérisoires manœuvres électoralistes (ex : Podemos).

Une contre-offensive de classe ne sera efficace que si nous nous réapproprions nos luttes. Nous pourrons y parvenir en mettant en place des réseaux de solidarité, sans hiérarchie, en dehors des circuits de médiation institués, tout en multipliant les pratiques autonomes et les actions directes.

Nous appelons toutes celles et ceux qui se sentent concerné par la nécessité d’étendre la grève , à venir participer à la réunion publique :

Mardi 12 avril 2016

à partir de 18h,

La parole Errante

9 rue François Debergue

93100 Montreuil

M° ligne 9 – Croix de Chavaux

(Avec barbeuk)

Pour que puisse s’exprimer et se partager la diversité de nos expériences et de nos situations, pour que de toutes nos réalités quotidiennes en tant que salarié(e)s, chômeur/euses, étudiant(e)s, lycéen(ne)s puissent naître une base concrète à la convergence des luttes.

Quels sont nos moyens, quels sont ceux dont nous devons nous doter afin d’élaborer nos stratégies et nous réapproprier nos luttes ?

Quelques idées et pistes de réflexion :

Actionner les caisses de grève

Piquets mobiles

Comment dépasser efficacement les bureaucraties syndicales ?

Comment rompre l’isolement, comment aider les travailleurs isolés qui souhaitent lutter ?