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La FSU tenait son 10ème congrès à Metz. À cette occasion, VISA fût invité pour tenir une table de presse. Très bien accueilli par les congressistes, nous avons échangé sur beaucoup de thèmes, notamment en cette période d’élection présidentielle, où nombre de candidats-es font fi de la misère sociale et font leur chou gras sur ce terreau et l’immigration. Le sujet sur l’extrême droite a été au cœur de certains débats, et les secrétaires généraux de la CGT, SOLIDAIRES et FSU, ont tenu à se rendre à notre table de presse, à l’occasion de la sortie de notre nouvelle brochure “S’armer contre l’extrême droite”.  Très bon accueil de leur part, puisqu’ils sont repartis avec notre brochure.

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Ci dessous  la résolution adoptée au congrès

En Europe et dans plusieurs régions du monde, des mouvements d’extrême droite et/ou nationalistes, autoritaires continuent de monter en puissance, voire parviennent au pouvoir. Ce qui entraîne de nombreuses conséquences notamment sur les droits des femmes, l’accueil des réfugié-es et la liberté d’expression.

En France aussi, les idées de l’extrême droite, contaminent le débat politique sont relayées avec beaucoup de complaisance par certains médias et les réseaux sociaux. Elles continuent à se diffuser dans l’opinion, corrélées avec le poids du Rassemblement National dans les urnes et la société. Elles participent à une surenchère délétère qui déborde le seul champ de l’extrême-droite historique et diffusent dans une partie du champ politique jusque dans les rangs du gouvernement. Les attaques successives du modèle social et l’accroissement des inégalités font le lit de ses idées et favorise l’apparition de nouvelles figures dans le débat politique. Il ne s’agit pas seulement pour la FSU d’en faire le constat , mais d’ouvrir des pistes de réflexions et des répertoires d’actions, unitaires, pour affronter cette menace.
Des polémiques nauséabondes, des offensives réactionnaires voire des actes violents se multiplient. De plus, la forte audience de l’extrême droite dans les forces armées et de police, parmi les membres ou sympathisant.es de certains syndicats et chez une partie de la hiérarchie militaire participe d’un climat toujours plus violent et dangereux.

Le développement du complotisme, notamment au cours de la crise sanitaire favorise la montée des idées de l’extrême droite et la résurgence de l’antisémitisme. Des « collectifs de réinformation » surfent sur la crise démocratique, la ges on erra que et les mensonges du gouvernement, les angoisses, les colères, les peurs, les ignorances, le scepticisme des citoyen-nes, pour diffuser des discours présentés comme « alternatifs ». Ils développent des théories confuses et dangereuses qui présentent un risque réel de récupération par l’extrême droite.

Même si des groupuscules identitaires comme le Bastion social ou Génération Identitaire ont été dissous, ils se recomposent. D’autres groupuscules reprennent de la vigueur et mènent impunément des actions violentes. Des projets d’attentats ont été déjoués, une tribune de généraux proches de l’extrême-droite menaçant d’une insurrection armée publiée. Des militant-es de syndicats, d’associations, des personnalités politiques, des journalistes mais aussi des locaux sont ciblés. Dans ce contexte de plus en plus inquiétant, la protection des personnes et des locaux doit être assurée.

Le virage sécuritaire et la remise en cause des libertés, mais aussi les discours opportunistes de par ses politiques, concourent à légitimer et à banaliser toutes les formes de racisme et les idées de l’extrême-droite : instrumentalisation de la laïcité, défiance vis-à-vis des migrant-es ou supposé-es tel-les, montée de l’islamophobie qui qualifie les situations de rejet, de violence, de sigmatisation des musulman.es ou des personnes perçues comme telles…

Il est urgent que le mouvement syndical s’unisse afin de proposer des perspectives sociales, démocratiques, féministes, écologiques, solidaires aux politiques libérales et néocoloniales qui ont légitimé les idées d’extrême droite et qui aggravent les inégalités. Pour reconstruire l’espoir dans le progrès social et stopper la montée de l’extrême droite, il doit mettre l’accent sur ce qui fait ses fondamentaux, notamment la solidarité internationale, la justice sociale et l’égalité des droits.

La FSU poursuit résolument le travail accompli dans le cadre intersyndical, avec VISA, avec l’intersyndicale éducation contre l’extrême droite, mais aussi d’autres cadres unitaires, comme dans Plus jamais ça, en organisant des campagnes, des formations, des rencontres pour démonter l’imposture sociale et la dangerosité de l’extrême droite.
Elle travaillera à l’articulation de ce combat avec les luttes antiracistes et, féministes, et s’atellera à un travail en profondeur visant à contrer le confusionnisme et le complotisme.

Pour mettre en échec l’extrême droite, la FSU prend toute sa place dans les initiatives visant la déconstruction des idées, des discours et la dénonciation des actions de l’extrême droite qu’elle ne cessera pas de combattre, tant à l’échelle nationale que départementale ou locale car les SD prennent toute leur part dans ces luttes et souhaitent être intégrées à la réflexion syndicale nationale.




Source: Visa-isa.org