ALERTE CORONAVIRUS

« Pour vous protéger et protéger les autres, restez chez vous. Tout déplacement est interdit, sauf muni-es d’une attestation dans les cas suivants : Aller travailler si le télétravail est possible,… »

Communiqué de personnes de l’AG Interpro Interluttes Brestoise :

Depuis le 17 mars, cette injonction contradictoire circule en boucle. Le gouvernement a ordonné le confinement sauf pour aller travailler et faire marcher l’économie capitaliste.

Alors que les dernier.e.s de cordée dont beaucoup de femmes, sont au front pour assurer les services

de première nécessité et lutter contre la pandémie sans moyens suffisants pour se protéger et soigner correctement les malades, l’État profite du contexte pour éborgner le Code du Travail par ordonnance, tout en laissant la paupérisation s’installer, et en prenant diverses mesures d’austérité .

Sous la pression de l’État et de certains directeurs.trices d’entreprises (refus du droit de retrait, du

chômage partiel, menace de licenciement, chantage à l’emploi…), de nombreux.ses salarié.e.s sont contraint.e.s de travailler ou de reprendre le travail dans des secteurs non indispensables, et ce sans mesures de protections adaptées. Ces salarié.e.s exposent leur santé pour l’économie capitaliste, pendant que des grandes entreprises du CAC 40 font payer leurs salaires par l’État, via le chômage partiel, tout en continuant à verser des dividendes à leurs actionnaires. Et déjà le gouvernement annonce la reprise del’activité scolaire le 11 avril, afin de pouvoir libérer les parents, et les ramener au travail.

Même si l’on voit surgir quelques mouvements de résistance grâce au droit de retrait ou à la grève, dans beaucoup d’entreprises des accords de reprise sont signés par les syndicats majoritaires, dont dessyndicats de cadres, qui resteront en télétravail. Suite à ces coups de forces, de nombreux.ses travailleur.ses sont confronté.e.s à des conditions sanitaires dégradées, des tensions se font sentir partout.

Mais notre critique ne se limite pas au monde du travail, les personnes en danger sont aussi les plus précaires : les habitants des quartiers populaires, les prisonniers, les sans papiers… et tout-es, celles et ceux qui galèrent déjà.

Parallèlement, l’État teste une nouvelle fois son appareil répressif : patrouilles, hélicos, drones, caméras, gardes à vues, et les PV arbitraires tombent (plus d’1 million au 26 avril !), sans compter les violences policières.

Des mesures liberticides sont prises localement : couvre feu, interdiction de sport en dehors de certaines heures … Le parti En Marche résonne comme un bruit de bottes…

Depuis des mois, nous sommes en lutte : avec nos gilets jaunes, contre la réforme des retraites et de l’assurance chômage, ou encore dans la rue pour soutenir les personnels hospitaliers en grève.

Nous qui sommes en lutte contre les politiques d’austérité du gouvernement, avons la nausée devant le discours de Macron glorifiant les prolos qu’il envoie au carton.

Certes, sans se voir, l’organisation n’est pas facile. Mais préparons dès maintenant les manifestations de l’après confinement. Ne restons pas les bras croisés. Agissons dès maintenant, par exemple par la grève de loyers, des factures, des actions de solidarité… Affichons notre détermination et notre colère par tous les moyens possibles : sur les réseaux sociaux, par des collages, par des pancartes, banderoles sur nos maisons, des inscriptions sur nos tee-shirts quand nous sortons, des messages en haut parleur de nos balcons, en musique, parlons à nos voisin.e.s, avec les passant.e.s dans la rue, les salarié.e.s dans les magasins !

ET FAISONS DU 1ER MAI UN MOMENT FORT !

Des membres de l’AG Interpro Interluttes : Thelma, Bruno, Louise, Hervé, Hedera, Clara, Fangio, Viktor, Jack, …

Contact : [email protected]

Les rendez-vous déjà donnés… :

Guérin au Balcon

« Des habitant.es, voisin.es, et sympathisant.es de la place Guérin > ouvriront leur fenêtres décorées de banderoles pour écouter ensemble « Radio balcon » de 14h à 18h sur la radio en ligne www.pikez.space.

Il y aura de la musique colère ou joyeuse, de lutte, de solidarité, de fête, et vos témoignages de galères au boulot, au chômage, à la retraite, dans la rue, à déposer dès maintenant sur le répondeur de

radio Pikez au 09 72 634 644.

Et puis parce que c’est aussi « dans la rue que ça se passe », nous ne confinerons pas notre liberté d’expression, en ce premier mai, lorsque nous ferons des déplacements brefs (dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile), liés :

-soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes (c’est toujours plus sympa en se faisant coucou aux alentours des placettes ou le long de rues diffusant de joyeux chants de lutte)

-soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, (pancartes autorisées) …

Pour une journée internationale des travailleurs et travailleuses, festive et combative !



Appel à rassemblement à Saint Rivoal

Le premier Mai

Jour de la fête des travailleuses et des travailleurs.

A 17h sur la place du bourg à Saint Rivoal

Une banderole

Une pancarte

Un slogan

Rien du tout

Faisons du bruit, rencontrons nous en respesctant nos distances, et si on a envie de boire un verre, chacun/chacune apporte le sien.


Article publié le 29 Avr 2020 sur Brest.mediaslibres.org